La femme, toujours le sexe faible ?

Les femmes représentent aujourd’hui un peu plus de 51% de la population. Sur les 27.5 millions d’actifs, 47% sont des femmes. Parmi elles, 30% travaillent à temps partiel. Le revenu salarial des femmes est lui inférieur de 24% en moyenne. Cet écart diminue très lentement, trop lentement.

Une piqûre de rappel, retour dans le passé des femmes

La femme a souvent été reléguée au second plan dans les entreprises. Elle apparaît dans le monde du travail à partir du 19ème siècle. Les inégalités dans ce milieu vont alors, elles aussi, faire leur apparition.

Avant d’en venir au présent, il est important de revenir sur les faits et dates importantes du passé de la femme dans le monde de l’entreprise.

  • En 1940, le gouvernement de Vichy interdit l’embauche aux femmes mariées et va mettre à la retraite toutes les femmes de plus de 50 ans. Cette loi sera par la suite supprimée en raison de la situation économique due à l’occupation allemande en 1942.
  • En octobre 1946, l’égalité homme/femme devient un principe constitutionnel. Il est écrit « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. » Plus tard, c’est le mouvement de Mai 68 qui va donner aux femmes le courage et la force de lutter et militer pour leur condition.
  • En 2001 sont votées 2 lois importantes, tout d’abord la Loi Génisson qui porte sur l’égalité professionnelle dans le but de développer le dialogue sur l’inégalité homme/femme dans les entreprises et la Loi contre la discrimination à l’emploi.
  • Arrive en 2006 la loi relative à l'égalité salariale entre les Hommes et les Femmes. Elle renforce les moyens et engagements concernant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ainsi que la conciliation entre les activités professionnelles et la vie familiale. Elle porte comme objectif la suppression des écarts de rémunération mais aussi le renforcement des droits des femmes en matière de congés maternité, ainsi que l’accès à la formation professionnelle pour les jeunes femmes.

Malgré ces nombreuses avancées, l’égalité des sexes sur le marché n’est pas totale. Les femmes sont majoritairement sur des postes avec peu de responsabilités et sont les plus touchées par le travail à temps partiel.

Des inégalités toujours (trop) présentes

Les femmes occupent encore majoritairement des emplois à faibles responsabilités, et cela pour plusieurs raisons :

  • Un syndrome de l’imposteur plus présent chez les femmes. Elles osent moins postuler pour plusieurs raisons telles que leur vie familiale qui prend plus de place du fait que l’on considère que les femmes soient plus en charge des enfants et des tâches du domicile.
  • Une discrimination à l’emploi

De plus, les inégalités sont renforcées par le fait que les métiers exercés par les femmes sont majoritairement dans des secteurs précaires : assistante maternelle, auxiliaire de vie (97.7% de femmes pour 2.3% d’hommes) ; secrétaire, secrétaire médicale (97.6% de femmes pour 2.4% d’hommes) et employée de maison (94.3% de femmes pour 5.7% d’hommes)

L’écart entre les cadres est lui aussi très creusé, 42% pour les femmes et 58% pour les hommes. L’écart salarial n'a, lui, nullement évolué entre 2013 et 2018 d’après les données de l’Apec. Plusieurs lois sont votées afin de lutter contre cela, telles que la loi Copé-Zimmerman, promulguée en 2011 et effective depuis 2017 qui impose aux grandes entreprises et ETI la présence de 40% de femmes aux conseils d’administrations.

L’écart salarial peut être expliqué en partie par plusieurs facteurs :

  • Elles font un choix scolaire axé majoritairement vers des filières littéraires, sociales ou administratives, tandis que les filières scientifiques sont majoritairement occupées par les hommes.
  • Elles sont fortement sous-représentées chez les cadres.
  • Elles travaillent moins car elles sont, selon un rapport de l’INSEE, « beaucoup plus soumises aux contraintes liées à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. »
  • 31% des femmes actives sont à temps partiel, sachant qu’un temps partiel est en moyenne payé de 17% de moins.

Ces inégalités pénalisent depuis toujours les femmes et renforcent l’idée de son attachement au père et au mari. Il y a dès lors un impact direct sur leur retraite, qui va les pousser à travailler plus longtemps.

Conclusion

La femme, à travers les années, a lutté pour gagner en autonomie financière. Mais cela n’est toujours pas suffisant. Le résultat attendu, l’égalité, n’est toujours pas là.

La femme en France, comme sur le marché du travail mondial, souffre d’une défaveur forte. Cela est présent dans tous les pays où elles sont en moyenne payées 10 à 30% de moins que les Hommes. Et cela malgré le fait qu’elles soient quasiment autant présentes que les hommes dans le monde du travail.

C’est aujourd’hui à nous tous de mener le combat qu’ont commencé nos aïeux. Il ne faut pas attendre davantage pour atteindre le niveau de parité nécessaire. La seconde moitié du XXème siècle à été marquée par de nombreuses évolutions et c’est à nous de faire en sorte que cette égalité soit appliquée de manière totale, autant sur le marché du travail que dans tous les autres domaines. Les femmes ne veulent plus attendre pour avoir les changements qu’elles sont en droit d’obtenir.



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