4 biais cognitifs à maîtriser dans votre quotidien en entreprise

On sait qu'il est impossible de résister totalement aux biais cognitifs, d’y échapper complètement, cependant, plusieurs outils peuvent minimiser l’influence qu’ils ont sur vous. On vous explique les 4 biais cognitifs les plus répandus en entreprise et les actions à mettre en place pour se prémunir de ceux-ci et diminuer leurs effets.

Nous sommes, en tant que collaborateurs, soumis chaque jour à plusieurs biais cognitifs, certains avec un effet plus fort que d’autres. Ils jouent, par leur présence, un rôle important dans chacun de nos choix ainsi que dans notre façon de penser et de nous comporter. Autrement dit, ils peuvent nuire à nos décisions en entreprise. Comment les repérer ? Les définir ? Mais surtout, comment en prendre conscience et les utiliser ? On vous explique tout !

Les biais cognitifs, c’est quoi ?

Le terme de biais cognitif est introduit en 1970 par les psychologues Amos Tversky et Daniel Kahneman qui expliquent qu’il s’agit d’un mécanisme de pensée faussement logique, systématique et inconscient. Jean-François Le Ny, psychologue spécialisé dans la cognition, nous donne comme définition suivante “Un biais est une distorsion (déviation systématique par rapport à une norme) qui subit une information en entrant dans le système cognitif ou en sortant. Dans le premier cas, le sujet opère une sélection des informations, dans le second, il réalise une sélection des réponses.”

On pense souvent, à tort, être maître de nous-même, avoir une maîtrise totale sur notre cerveau, or, cet incroyable outil de travail peut nous tromper et nous mener à l’erreur. Ces erreurs peuvent avoir de lourdes conséquences dans votre quotidien en entreprise, sur votre travail mais aussi sur celui de vos collaborateurs. Les biais cognitifs, à l’origine de ces nombreuses erreurs apparaissent dans quatre situations : “un trop-plein d’informations ; un besoin d’agir vite ; un manque de sens ; une saturation de la mémoire”.

Ancrage

Ce biais est très répandu, il consiste à considérer la première idée (ou information) comme une référence, à lui apporter une valeur démesurée. Cela amène ainsi les collaborateurs à accorder moins d’importance aux idées suivantes, de ne pas tout analyser de manière égale.

Plusieurs actions sont à mettre en place pour le contrer. Vous pouvez tout d’abord simplement constituer des "sous-groupes" dans vos brainstorming, afin de considérer les idées en même temps et donc ne pas se précipiter sur la première. Mais aussi d’étudier plusieurs fois les propositions dans un ordre différent, et ainsi de prendre du recul.

L’effet Ikea

Ce biais consiste, lui, à porter une importance excessive, à accorder une valeur beaucoup plus importante à l'objet ou idée sur laquelle on a participé ou créer. C’est refuser d’abandonner cette idée sur laquelle vous avez passé du temps. Ce comportement peut vite nous conduire à des comportements contre-productifs.

Pour contrer ce biais, vous pouvez faire un tri et renoncer à vos idées, mais le plus important est de comprendre et accepter que vos efforts et votre temps vous seront toujours utiles et non du temps perdu, c’est un apprentissage pour plus tard.

Statu quo

Le biais “statu quo”, de l'abréviation francisée de l’expression latine “in statu quo ante” qui signifie “dans la situation (état) où cela était auparavant”, consiste à une préférence de ce que nous connaissons déjà, à rejeter les idées nouvelles et la nouveauté. Cette résistance au changement peut, comme les autres biais abordés, créer bien plus de risques que d’avantages. Il y a au-delà de ce refus de “l’évolution” une peur de regretter cette décision.

Pour contrer ce biais, en connaître l’existence est déjà un grand pas. Le fait d’en prendre conscience permet d’analyser les réactions (les siennes et celles des autres) sur le “nouveau”. Vous pouvez, si vous êtes résistant face à la nouveauté, l’introduire avec un élément déjà connu, amener cette nouveauté de façon progressive.  Souvenez-vous des contre-exemples qui ont un jour été des nouveautés et qui sont, aujourd’hui, des réussites.

La désinformation

Ce biais de désinformation (parfois appelé “effet de fausse information”) est le fait de prendre en compte des informations fausses et de les garder en tête. La récurrence des fausses informations font qu’elles nous semblent instinctivement vraies. Ce biais remet en cause nos “croyances sur la persistance et la fiabilité de la mémoire”. Il n’y a pas de recette miracle pour contrer ce biais, aucune méthode ne permet de s’en prémunir. Cependant, il est important, pour ne pas qu’il ait un fort effet, d’adopter une attitude de vigilance sur vos décisions. De constamment remettre en cause la véracité des informations, surtout lorsqu'elles ont un effet sur les décisions que vous prenez.

Conclusion,

Chacun de ces biais est différent selon les personnes, plus ou moins prononcé en chacun de nous. Ils existent en grand nombre et ont un impact direct sur votre vie en entreprise et votre quotidien. Certains biais sont peut-être déjà devenus des automatismes, vous pouvez prendre conscience de leur existence, tout en y restant soumis. C’est pour cela qu’il est important de toujours remettre en cause ses décisions et sa façon de penser. En être vigilant est déjà un énorme pas vers une façon de réfléchir et d’agir plus “objective” et rationnelle.

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