Syndrome de l’imposteur : utilisez le à votre avantage

Le syndrome de l’imposteur touche 70% des Français à un moment de leur vie. Comment y faire face et l’utiliser à son avantage au travail ?

C’est quoi ce syndrome ?

Au travail, ce syndrome peut être un vrai fléau et apportez beaucoup de doutes à vos missions, ainsi qu’une souffrance quotidienne. Un de vos proches ou vous-mêmes êtes probablement porteurs de ce syndrome puisque 20% de la population est touchée quotidiennement par ce fléau. Analysons.

Un sentiment d’imposture sur vos missions, un doute permanent de légitimité et l’impression de faire moins bien que vos collègues, voici les principaux indices qui déterminent si oui ou non vous êtes “atteints” du syndrome de l’imposteur. Ce n’est pas une maladie, pour autant les symptômes sont bien visibles et sont principalement liés à la légitimité du statut professionnel et au succès de la personne.

Les personnes touchées plus fortement par ce syndrome sont les femmes. Sarah Zitouni l’explique de manière détaillée dans son livre “tout savoir tout avoir” afin de permettre aux femmes de s’affirmer au travail. Chez les femmes, le syndrome de l'imposteur est multiplié par trois à cause de stéréotypes ancrés depuis l'enfance et véhiculés depuis longtemps par la société. Elle précise notamment qu'une femme “va plutôt s'attribuer un échec par rapport à elle-même, alors que l'homme va le considérer de façon plus exogène”.

Affirmer sa confiance au travail permettra à vos collaborateurs d’oser tenter et de se rendre compte que ce phénomène peut arriver très tôt dans leur carrière professionnelle.


Détachez-vous de ce poids !

Comment y faire face ?

Plusieurs étapes sont nécessaires pour se détacher de ce fléau et pour que vos collaborateurs touchés soient reconnus, par eux-mêmes, comme productif et légitime.

Accepter son profil professionnel est une première étape dans la reconnaissance de soi-même et de son statut. Vos collaborateurs, au-delà de mériter vos louanges, doivent aussi pouvoir se les approprier et être d’accord avec le travail qu’ils ont effectué.

Libérez-vous des pensées négatives. Adoptez une attitude positive, lancez-vous dans une dynamique assurée et assumée pour donner une raison à votre succès.

Fixer vous des objectifs quantifiables. Ainsi dès que vous les atteindrez, vous n’aurez aucune raison de délégitimer votre travail. Vous n’êtes pas un imposteur dans votre organisation, croyez en vous !

Les plateformes d’analyse des compétences comme Klara vous permettent de quantifier votre travail et d’évaluer votre évolution dans le temps objectivement. L’ergonomie de l’outil vous permettra une visibilité accrue sur vos missions et les progrès que vous aurez effectuée les concernant.

Dernier atout dans votre manche, ne surtout pas rentrer dans le cercle vicieux de l’imposteur. Les systèmes de défense des personnes touchés par ce syndrome sont principalement la procrastination et la surpréparation sur le long terme. Le premier évite l’anxiété et retarde uniquement la confrontation inévitable avec ses missions. Le second engendrera dans le meilleur des cas des feedbacks positifs, mais qui accentueront le sentiment de tromperie au lieu d’aider le collaborateur à construire une perception positive de ses compétences.

L’utiliser à son avantage

En entreprise, il faut savoir rebondir et passer par des biais externes au problème initial. C’est le cas aussi, ne pas s’attaquer à la source du problème et tenter une nouvelle stratégie en abordant la problématique par les compétences relationnelles par exemple.

« Ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur sont en fait les gens avec lesquels vous auriez envie de travailler », résume Basima Tewfik dans un entretien au New Scientist, mettant en avant leur capacité relationnelle et leur envie de bien faire les choses.

Miser sur cet axe d’amélioration pour devenir plus productif et ainsi vous challenger pour prouver vos compétences auprès de vos collègues mais surtout auprès de vous-mêmes.

On ne peut pas le considérer comme un nouveau soft skill mais presque ! D’après une enseignante au MIT et un sondage réalisé sur plus de 150 personnes, les mieux évalués sont ceux qui auraient le moins confiance en eux.

Sortez du cercle vicieux et voyez-le comme une nouvelle compétence sur laquelle investir.

Résumé :

Le syndrome de l’imposteur est un faux ennemi. Valoriser votre travail en quantifiant vos objectifs, rester positif et accepter votre profil professionnel pour être fier de votre travail par la suite. Le cercle vicieux peut être inversé et devenir une réelle arme de défense contre ce même syndrome.

Sources :

Cadre emploi

Contremploi

Welcome To The Jungle

Le Figaro

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