Vos collaborateurs ne sont plus des enfants

L’infantilisation en entreprise est un phénomène peu connu et pourtant présent dans de nombreuses entreprises. On vous explique aujourd’hui comment y faire face !

Comme Peter Pan, nombreux sont les adultes qui refusent de se voir grandir. Comme nous l’explique Susan Neiman, grandir à notre époque, c’est “renoncer à ses espoirs et à ses rêves, accepter les limites de la réalité et se résigner à une vie moins aventureuse, moins intéressante et beaucoup plus insignifiante que ce qu’on avait imaginé.”

Deux mondes semblables

Pourtant, le “monde des adultes” peut sembler proche de celui des enfants. Accepter les règles d’entreprise, respecter les horaires, se sociabiliser, faire le travail demandé, etc. Ces deux univers fonctionnent selon les mêmes règles et modes de vie. Et cela passe par les actions effectuées sur les collaborateurs déjà présentes dans les entreprises :

L’onboarding :

La “rentrée” d’un collaborateurs, ce processus qui permet de faciliter l’arrivée du nouveau collaborateur.

Les rituels managériaux :

Que ce soient des entretiens individuels ou collectifs, ces temps d’échanges permettent de faire un bilan des missions passées et à venir. Lors de l'entretien individuel, on fait un bilan au cas par cas, qui permet d’établir si le collaborateur a atteint ses objectifs. Un processus qui peut nous sembler scolaire.

De nombreuses autres formes de processus déployés en entreprise laissent à penser que l’infantilisation des collaborateurs est bien présente. La question reste alors, comment faire pour ne pas créer ce sentiment ?

Comment ne pas infantiliser ses collaborateurs ?

L’infantilisation, souvent présente sans que l’on s’en rend compte, donne cette impression au collaborateur qu’il n’est pas digne de confiance. Il faut pour éviter cela lui montrer que ses actions et son rôle sont importants. Avec un élément clé : l’autonomie. C’est cette autonomie qui va le valoriser et contrer cette idée d'être traité comme un enfant. Pouvoir prendre des responsabilités, d’échouer et de réussir dans ses missions, de pouvoir proposer de nouvelles idées.

Au contraire d’un enfant qui va simplement accepter les règles imposées, la différence avec un collaborateurs est qu’il peut les discuter. Il est important de ne pas fermer le dialogue, de montrer au collaborateur qu’il est entendu et écouté et au manager d’être rassuré dans son travail et contrôle.

Conclusion

On peut a contrario se demander pourquoi vouloir faire de l’infantilisation quelque chose de négatif ? Susan Neiman nous explique dans son œuvre Grandir - Éloge à l’âge adulte à une époque qui nous infantilise que pour les enfants, à mesure que se développent ses capacités, le monde se fait plus compréhensible. Que chaque jour, il en apprend davantage, que chaque jour est un nouveau moyen de s’éclaircir. Se pose alors la question suivante : pourquoi ne pas présumer qu’il en est de même pour les adultes ? Qui eux aussi, ne cessent d’en apprendre davantage chaque jour.

Un enfant est quelqu’un qui cherche à comprendre, à apprendre, poussé par une originalité et une imagination forte. Pourquoi serait-ce négatif que d’attacher de telles qualités à un adulte ?

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